Les élu-e-s ont voté à l’unanimité la motion proposée par les élu-es du groupe Communistes et Partenaires, acceptée par l’ensemble des groupes et prononcée par Martine Vassal Présidente du Département

Nous venons de vivre des mois très difficiles. Nous commençons à peine à tirer les premiers éléments de bilan de gestion de la crise.

Dans notre département les collectivités locales : les communes, le Département, la Métropole et la Région, ont particulièrement été sollicitées pour répondre aux besoins des habitants. Lors de cette crise elles ont pleinement montré toute leur utilité, suppléant à diverses reprises certains retards du gouvernement.

Dès le début de la crise notre institution, ses agents, se sont engagés pour permettre la continuité du Service Public, l’organisation de la réponse aux besoins, le soutien aux acteurs de terrain en lien avec les collectivités.

Elles et eux ont répondu présents pour que des masques soient distribués à la population, et pour que la solidarité s’organise sur notre territoire.

Les travailleurs sociaux et les agents des Maisons de la Solidarité, souvent en lien avec les CCAS ont poursuivi l’accompagnement des familles, des enfants, et permis de détecter les situations de maltraitance intra familiale.

Maintenant il s’agit de réussir le déconfinement, en y apportant tous les moyens nécessaires : aux personnels, aux collèges …

Cet épisode douloureux nous montre combien notre pays, la République, ont besoin des institutions de proximité, celles qui, au plus près des habitants, entendent, écoutent, construisent avec eux. 

Acteur principal de la solidarité, le Département est un des premiers moteurs de l’inclusion. Dans un contexte de crise sociale, démocratique et désormais sanitaire, son rôle central mérite d’être réaffirmé. Notre territoire est divers mais son rôle est d’assurer l’égalité entre les habitants de notre département afin d’éviter que des fractures ne se creusent ni ne se créent. Et pour réussir, des moyens sont nécessaires.

Tout le monde s’accorde à dire qu’il y aura un avant et un après COVID. Les populations aussi sont en attente des transformations qui leur permettront de mieux vivre.

Dans ce cadre, nous le savons, la décentralisation est plus que nécessaire et cela même si l’Etat doit jouer un rôle dans l’égalité de traitement des territoires.

Mais les rapports entre l’État et les collectivités ne peuvent pas échapper à cette ambition de changements profonds. Ils doivent reposer sur la confiance et le dialogue !  L’état doit être facilitateur, agissant de concert avec les collectivités en leur laissant davantage d’autonomie dans l’exercice de leurs compétences tout en leur donnant les moyens financiers.

Notre Département a engagé de gros moyens financiers pour répondre aux besoins et doit pouvoir continuer à le faire.

Notre Département a plusieurs fois sollicité le Gouvernement sur cette problématique.

Nous sommes déjà intervenus pour demander la compensation à l’euro des dépenses engagées par notre collectivité : le RSA, l’APA…tout comme chacun de nous connait l’engagement de notre collectivité dans la bonne marche de l’économie de notre Département.

Pour toutes ces raisons, après l’initiative ayant été engagée par nos élu·e.s, le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône réuni en Séance Publique le 24 juillet 2020 demande la création d’un fonds d’urgence national pour soutenir les départements ainsi qu’un renforcement de leur dotation globale de fonctionnement.

Séance Publique du 24 juillet 2020 : Motion présentée par les Conseillers départementaux des Bouches-du-Rhône

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