Madame la Présidente,

Mes chers Collègues,

Permettez-moi de profiter de ce rapport sur les MDS pour pousser mon propos au-delà de la question du régime indemnitaire.

Nous sommes à quelques jours du 30eme anniversaire de la signature de la convention internationale des droits de l’enfant. De notre côté nous comptons bien marquer cet anniversaire par des initiatives importantes dans nos cantons.

Au-delà de l’aspect de célébration, vous le savez comme moi la situation ne s’arrange pas et la pauvreté est forte et augmente.

En parallèle les enfants exposés aux violences conjugales constituent une réalité terrible. Selon la Fédération nationale solidarité femmes, 4 millions d’enfants seraient témoins de violences conjugales en France.

Longtemps minoré, l’impact traumatique des violences conjugales sur l’enfant est désormais largement documenté et les études mettent en évidence les effets néfastes de l’exposition à la violence sur le développement affectif et social des enfants, leur santé, leur sécurité et leur comportement.

 Les MDS, leurs personnels, sont souvent les premiers interlocuteurs des familles. Ces salariés sont de plus en plus souvent confrontés à de grandes difficultés. Ce qui les amène quelquefois à faire valoir leur droit de retrait et à exprimer leur souffrance au travail.

D’autre part nous constatons, alors que des efforts importants avaient été faits, que 70 à 80 postes sont à découvert.

Avec les personnels nous vous demandons, Madame la Présidente de bien vouloir accélérer les recrutements pour permettre de répondre dans de bonnes conditions aux besoins sur ce secteur.

Ces métiers sont difficiles, des compétences importantes sont nécessaires, au-delà des questions salariales, qui restent une vraie demande.

Les accompagnements et la formation doivent permettre à ces personnels de mieux appréhender leur fonction et provoquer de nouvelles vocations.

D’ailleurs, à ce propos, les personnel d’accueil de catégorie C sont souvent celles et ceux qui sont en première ligne : ne faudrait-il pas penser à revaloriser leurs salaires ?

 D’autre part, force est de constater que le recul des services publics : CAF, Pôle Emploi … oblige les personnels à prendre le relais sur des missions qui ne sont pas les leurs !

Nous devons être exigeants : oui les services publics de proximité sont nécessaires !

Pour finir, je dirais que la présence des MDS sur le territoire doit se penser selon les mêmes modalités sur tout le département et doit être réaffirmée y compris dans les territoires les plus reculés dans lesquels la MDS est souvent le pilier de l’accompagnement des familles, en complémentarité avec d’autres acteurs, pour certains associés au Département tel que : ADDAP 13, Sauvegarde 13, CMP, CMPP

Faute de quoi, le vide laissé aurait des conséquences très néfastes pour les familles faisant face à d’aussi grandes difficultés.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi

Séance Publique du 18 octobre 2019 : Rapport N°6 – Intervention de Madame Aurore Raoux

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