Rapport annuel 2025 sur l’égalité entre les femmes et les hommes

Madame la Présidente,

Madame la rapporteure,

Chers collègues,

Préalablement à la discussion budgétaire nous examinons le rapport en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Avant toute chose je tiens à saluer toutes les agentes de notre collectivité pour leur travail quotidien et leur engagement sans faille au service de tous et toutes. Elles sont majoritaires, à l’image du reste du pays, dans nos administrations et même s’il convient de s’interroger sur les écarts entre les genres dans les filières il me faut souligner que le statut de fonctionnaires est protecteur et constitue une stabilité bienvenue pour nombre de femmes qui peuvent cumuler des situation complexes, dans un pays qui voit le droit du travail s’amenuiser.

Sans refaire la lecture du rapport social unique qui nous avons vu en décembre dernier je souhaite tout de même mentionner deux éléments : le premier concerne les contrats de projet, dont l’usage, certes légal, est un véritable sas de précarité pour les agentes qui forment l’extrême majorité de ces contrats où ni l’expérience, ni l’expertise acquise ne se verront rémunérées. Le second reste une préoccupation récurrente de nos collectivités dont les ressorts sont multifactoriels mais qui demandent une grande attention : je parle des filières fortement genrées, dont certaines appellent des écarts de rémunération préjudiciables aux femmes.

Les actions développées par le département en matière d’égalité et de lutte contre les violences va dans le bon sens, néanmoins il nous apparait que la taille des dispositifs reste mal calibrée au vu du nombre de femmes en difficulté : chaque mois nous faisons face à des dizaines voire centaines de femmes dont la situation n’est pas acceptable. Je pense à ces jeunes mères sans solution de sortie après la maternité, de toutes celles qui n’ont aucun autre horizon que de rester aux côtés d’un conjoint violent, de ces jeunes filles aussi, que la protection de l’enfance devrait protéger.

L’attention spécifique aux femmes allocataires du RSA est encourageante mais le régime de sanction qui y est lié nous apparait à tout le moins contre-productif.

Nous saluons l’ouverture de la maison des femmes et de sa conception comme un guichet unique, toutefois nous notons que la prise en charge des femmes victimes de violence et de leurs enfants relèvent toujours d’un parcours heurté. De nombreux professionnel.les demeurent encore à former afin de pouvoir construire un parcours de sortie des violences qui fonctionne. Les effets sociaux, économiques, psychologiques des violences nous enjoignent à un accompagnement complexe mais nécessaire. A ce titre, pourquoi ne pas envisager la création d’un observatoire départemental des violences faites aux femmes, instance qui permet ailleurs une vision stratégique et partenariale salutaire.

Je vous remercie.

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